A la Saint-Glinglin
Dans très longtemps, à une date indéterminée, probablement même jamais
A la Saint-Glinglin L'expression date de 1897.
Vous ne trouverez pas Glinglin sur votre calendrier des fêtes à souhaiter, et fort heureusement, car certains parents en mal d'inspiration pourraient affubler bébé de ce nom et les bancs de l'école accueilleraient leur lot de petits Glinglin !
En effet, Glinglin n'est en fait pas le nom d'un homme, ni plus celui d'un Saint.
Pourtant, dans les croyances populaires, et justement parce que nous n'avons pas, dans notre grande majorité, été renseignés sur l'origine de l'expression, elle a fait naître dans l'imaginaire un personnage, permettant ainsi à des variantes très amusantes de voir le jour : on peut ainsi entendre des "A la Saint Saucisson", "A la Saint Ripolin", ou, mieux encore, "A la Saint-trou-du-cul"... tout à fait explicite par ailleurs !
Saint est en fait une altération de seing, qui est un signal, signature ou marque de croix apposé sur un document pour en attester le contenu. Lui-même issu du latin signum (signal)pas le dentifrice hein !! Il désignait en ancien français la sonnerie d'une cloche (signal bien particulier), puis a désigné la cloche elle-même.
Glinglin, quant à lui, est probablement un terme issu de dialectes provenant de la région de Metz : les verbes glinguer et ginglier, qui signifient sonner, résonner, eux-même apparentés au verbe allemand klingen : sonner.
Ainsi donc, si on voulait simplifier l'expression, pourrait-on dire "à la sonnerie des cloches" ou "quand les cloches sonneront"